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péril sur l'avortement - l'offensive

Péril sur l’avortement

Aux États-Unis, les juges d’extrême-droite nommé•es par Donald Trump à la Ccour suprême pourraient faire interdire l’avortement dans la moitié des États.

L’avortement n’est pas seulement attaqué aux États-Unis : en France et partout dans le monde, les réactionnaires et les politiques d’austérité remettent ce droit fondamental en question.

En 2022, l’avortement tue encore

Dans le monde, une femme meurt toutes les 9 minutes des suites d’un avortement clandestin.

Mexique, Brésil, Pakistan, Indonésie… avorter librement reste interdit dans de trop nombreux pays. La lutte victorieuse des Cchiliennes ne doit pas nous faire oublier que les droits des femmes ne sont jamais acquis. Le triste exemple de la Pologne nous le rappelle. Autorisé et gratuit depuis 1956 dans la République Populaire de Pologne, une loi de 1993 a restreint fortement l’avortement à 3 situations : grossesse résultant d’un acte illégal (viol, inceste), malformation grave du fœtus, risque pour la vie ou la santé de la femme enceinte. En 2020, malgré d’immenses manifestations, le Conseil constitutionnel polonais supprime le droit d’avorter pour malformation grave du foetus. Depuis, on compte les victimes.

En plus de voir leurs droits bafoués, les femmes qui défendent le droit à l’avortement font désormais l’objet d’intimidations et de menaces de la part du gouvernement polonais d’extrême-droite allié des intégristes catholiques.

En France, le droit à l’avortement régresse

En France, une femme sur trois avorte au cours de sa vie. Malgré l’allongement récent du délai légal de 12 à 14 semaines, l’accès à l’IVG (interruption volontaire de grossesse) est de plus en plus difficile : 130 centres d’IVG ont fermé ces 15 dernières années et des femmes doivent parfois parcourir des centaines de kilomètres pour avorter.

Dans les hôpitaux, la logique libérale prime. Elle entrave l’accès aux soins et en particulier à l’avortement. La politique de “tarifications à l’acte” entraîne une raréfaction des établissements pratiquant l’avortement, jugé pas assez rentable par les technocrates.

Cette logique libérale de rentabilité qui détruit l’ensemble des services publics représente une menace capitale (-iste) pour les droits des femmes.

La clause de conscience des professionnels de santé – cadeau fait aux intégristes catholiques – qui reconnaît leur droit de refuser tout acte médical même s’il est autorisé par la loi (sauf urgence vitale) est également un obstacle à l’accès à l’IVG.

Des lobbys abjects et des associations réactionnaires attaquent sans répit ce droit à disposer de nos corps : tentatives pour donner un statut à l’embryon, sites internet se faisant passer pour officiels diffusant de fausses informations sur l’avortement…

Dernière attaque en date, aux États-Unis

La Cour suprême, majoritairement conservatrice et réactionnaire, s’apprête à renverser l’arrêt Roe v. Wade de 1973 qui fait de l’avortement un droit consitutionnel aux États-Unis.

Depuis 50 ans, les États conservateurs tentent d’affaiblir ce droit en passant des lois, en faisant pression sur les personnels des cliniques ou en restreignant de facto l’accès à l’IVG – comme par exemple au Mississippi, où une seule clinique pratique encore cette intervention.

Si l’arrêt Roe v. Wade est cassé par la Cour suprême, chaque État sera libre d’interdire ou d’autoriser l’avortement. On sait qu’au moins 25 États banniront immédiatement l’IVG sur leur territoire. Certains contraceptifs pourraient être considérés comme “une forme d’avortement” et pourraient également être interdits.

Les femmes les plus précaires, qui sont majoritairement noires, hispaniques, asiatiques et natives américaines, en seront les premières victimes : avorter aux États-Unis coûte cher mais si en plus il faut parcourir la moitié du pays pour pouvoir accéder à ce droit…

Par ailleurs, cette décision pourrait ouvrir la voie à une attaque contre d’autres arrêts, par exemple ceux qui ont légalisé le mariage pour les couples de même sexe ou même les mariages mixtes (interdits jusqu’en 1967 dans certains États ségrégationnistes).

N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant.

– Simone de Beauvoir


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